jeudi 6 juillet 2017

Le vélo et les vacances

Une de couverture du journal illustré pour la jeunesse "Albert"

Je ne trahirais aucun secret en vous disant que l'été est vraiment là.

Il  est présent sur le calendrier grégorien depuis le 21 juin déjà, mais il est également présent dans nos têtes depuis bien plus longtemps.
Cette saison un peu particulière nous conditionne pour une toute autre vie et nous entraîne ailleurs. Cet ailleurs qui nous déconnecte de notre folle vie quotidienne et du  toujours pressé et toujours plus vite.
Mais cette trêve n'est pas forcément synonyme pour tous d'un changement d'environnement géographique, soit par choix, soit par manque de moyen. C'est une phase de quiétude où le temps ne compte plus, où les contraintes sont réduites. Un temps à soi, pour soi, mais pour les autres aussi.

Ce n'est pas forcément la meilleure période pour s'adonner à de grandes sorties en vélo, à moins d'être un matinal et d'accomplir dans cette presque fraîcheur une ballade de quelques heures, avant même de subir ce soleil ardent et puissant. C'est sans doute la partie de l'année où les médias se font le plus, l'écho du vélo. Le mois de juillet, c'est le mois du cycliste qui arpente nos belles régions et nos belles routes. Acclamés par un public qui ne faiblit pas, nos coureurs du Tour de France tracent la route, dans le sillon des légendes, dans un panorama à couper le souffle parfois. Portés par des encouragements de bord de route, par des applaudissements fournis, ces surhommes vont une nouvelle fois faire rêver toute une génération. 

De nombreux articles de presse indiquent que la bicyclette était le nouveau sport chic et snob. La tendance….., mais le vélo a toujours été de ces sports là. On a l'impression  que certaines personnes découvrent, comme si ces gens avaient habités, avant, une autre planète.  Je suis un peu sévère, car cet élitisme ne me séduit pas forcément. Le vélo est pour moi, une activité populaire, où toutes les couches sociales doivent se retrouver.  Peu importe l'habit, l'essentiel est tout autre. Dans le goût de l'effort, la patience, le partage et la curiosité par exemple.

L'été est donc aussi le moment de faire le tour de soi, en mode introspection. Un bilan de ses réussites et échecs. Penser aux projets à venir. S'ennuyer un peu et rêver.  Regarder le monde qui nous entoure, ces enfants qui font leurs premiers tours de roues sur une draisienne, ces couples, hommes et femmes seuls qui viennent sur notre territoire chargés de sacoches et invitant ainsi à parcourir notre belle France.

C'est également un temps pour s'accorder une pause lecture, avec nos revues cyclistes préférées ou bien la relecture d’un livre de Dino Buzzati, “sur le Giro 1949" aux éditions So Lonely.

Vous l'aurez compris, durant l'été , le vélo  est sans doute le seul à ne pas être en vacances.

mardi 4 juillet 2017

Pour quelques grammes de moins

Photographie des cycles Grand Bois

J'ai eu la chance de pouvoir être présent à Ambert au cours de ce formidable concours de machines. J'ai eu le temps également de pouvoir regarder ces belles randonneuses sous tous les angles.

Elles sont certes, toutes différentes, mais ont parfois des traits communs. Sans se donner le mot j'imagine, quelques randonneuses ont vu certains composants se transformer sous les mains habiles d'orfèvres.

Photographie des cycles Grand Bois

Photographie des cycles Grand Bois

Photographie des cycles Grand Bois

Est-ce pour laisser passer l'air et la lumière que certaines pièces ont ainsi été percées et ajourées ? A moins que cela ne soit la tendance du moment ? Puisque le concours de machines porte également sur le poids total, il était astucieux et tentant d'alléger ici ou là. J'ai ainsi pu voir que des supports de patins de freins avaient été harmonieusement percés, que la fameuse sonnette avait également été transformée. Et que dire aussi de ces moyeux grandes flasques ou de cette ancienne manette de dérailleur le Simplex habilement trouée. Que dire encore des plateaux Compass percés dans le plus pur esprit des anciens Stronglight ou bien encore ce beau plateau chromé des cycles grand bois. Ces derniers qui ont d'ailleurs fait les frais de cette cure d'amaigrissement puisque le dérailleur arrière n'a pas résisté aux assauts de l'épreuve de gravel.










Mais un concours, c'est bien sûr une prise de risque, qui ce mesure à la résistance ou la casse de tel ou tel composant. Les contraintes physiques sont réelles. Je pense également que les artisans on voulu fabriquer de belles randonneuses. Cette petite touche supplémentaire qui peut aussi faire la différence. Car qui a dit qu'un vélo devait être aux antipodes de ces considérations esthétiques.

Une fois encore, le plaisir des yeux compte.  Je vous laisse donc admirer ces pièces qui pourraient presque faire partie d'une collection d'objets d'art

lundi 3 juillet 2017

Les résultats du concours de machines 2017


Venir à Ambert durant les 30 juin, 1er et 2 juillet, c’était un peu faire un voyage aux quatre coins du monde.

Pour cette seconde édition du concours de machines, le Livradois a accueilli des artisans de France et d’ailleurs. J’y suis allé en quête de belles machines et je n’ai pas été déçu. Même si dès mon arrivée j’avais mes préférences, je dois avouer que tous les compétiteurs ont une nouvelle fois joués le jeu. Celui du classicisme pour certains, de l’ingéniosité pour d’autres. Jamais d’extravagance. Nous étions à mes yeux dans une sobriété heureuse.

Je ne vous ferai pas le détail de toutes les machines, car je laisse ce travail aux organisateurs, les cycles victoire et le magazine 200. Ne m’en veuillez pas.

Aux termes de cette aventure, les membres du jury ont sélectionné les trois gagnants suivants :

1 - Pech Tregon cycles

2 - JP Weigle

3 - Cyfac bicycle

Il y a eu également des prix spéciaux, comme celui de la randonneuse la plus légère attribué à Peter Weigle avec ses 9,1 kilos. Le prix de la randonneuse la plus élégante avec des finitions extrêmement soignées, qui a été attribué aux cycles grand bois. Le prix de l’innovation qui a été attribué à Cyfac Bicycle. Le prix du public attribué à Cyfac bicycle et le prix du jury à vagabonde cycle.

J’ai réellement apprécié cette journée. Une belle proximité avec des artisans attachants, porteurs d’un savoir faire exemplaire et porteurs d’espoir également pour cette belle profession. Un vélo, n’est pas seulement un moyen de se déplacer, c’est aussi du rêve. Un rêve que nous avons tous dans un coin de notre tête. Un rêve qui devient réalité quand on voit toutes les combinaisons possibles, entre le carbone, l’acier, l’inox, le bambou et le cuir.

Alors oui j’ai aimé cette deuxième édition du concours de machines. Avec un nombre plus élevé  de participants, j’ai une nouvelle fois été transporté. Ma venue à Ambert, c’était un petit morceau de Slovaquie, de Suède ou de Japon qui venait jusqu’à moi. Ce concours n’a pas menti, il a réussi l’exploit de me faire voyager ; d’aller à la rencontre de l’autre, malgré parfois la barrière de la langue. Mais ce langage cycliste n’a pas de frontières, il est universel. Il est d’une grande puissance, puisqu’il permet de se réunir autour d’un seul et même thème.

Merci pour cet événement, merci pour ces belles randonneuses, merci pour ces belles personnes rencontrées et ces beaux échanges qui resteront très lontemps dans ma mémoire.


mardi 27 juin 2017

Du réel au virtuel



Quand le virtuel prend le pas sur le réel, c’est à mes yeux une perte de sens dans de nombreux actes de la vie quotidienne. Nous ne téléphonons plus et préférons envoyer des SMS, nous ne nous rendons plus en grande surface pour faire nos courses et remplissons le caddie depuis notre ordinateur, nous ne nous déplaçons plus pour rendre visite à notre docteur puisque aujourd’hui une consultation à distance est possible. Certains font même du sport devant leur télévision, et commandent vêtements, chaussures et repas via internet. Les spécialistes en la matière parlent d’ubérisation de notre société. Mais où sont les relations humaines dans tout cela. Nous sommes seuls face à nous même et notre écran d’ordinateur. J’imagine que les choses ne font que commencer, ce ne sont que des balbutiements, prémices d’une société entièrement transformée.



J’aimerai que nous portions toutes et tous, un regard sur ce monde à venir.
Et si je faisais de la randonneuse tranquillement installé sur mon canapé muni d’un casque virtuel. Je n’aurais plus le loisir de bichonner ma randonneuse, faire briller ses garde boue, ses jantes et ses rayons. Plus le plaisir non plus de sentir le cuir de ma selle ou bien l’odeur de la graisse déposée sur mes pignons et ma chaîne. Et que dire encore de cette odeur caractéristique des pneumatiques et chambre à air. Plus le plaisir non plus d’enfiler ma tenue avant ma sortie….. l’odeur du linge propre, les sensations de mon cuissard sur ma peau et celle de mon maillot en mérinos. Je n’aurais plus la joie de chausser mes chaussures cyclistes en cuir, ni même mes gants en pecari et crochet.



Je ne sentirais pas non plus, la pluie glacée tombée sur moi, ou bien encore ce vent de face qui m’empêche d’avancer ou bien encore ce soleil brûlant qui me fait suffoquer. Mes oreilles n’entendraient plus les chants mélodieux des oiseaux et le meuglement des vaches à mon passage. Je n’aurais plus cette chance de gober les moucherons qui viennent se réfugier au fond de ma gorge. Je ne sentirais plus ces parfums de lavande, d’humus et de champignons. Je ne verrais plus les saisons et la nature se transformer. Je ne sentirais plus la soif, la faim et  la transpiration coulée le long de mon visage. Je n’aurais plus de douleur, de crampes. Mon mental jamais ne me dirait d’abandonner. Terminer aussi, les crevaisons et les joies de réparer sur le bord de la route. Je n’aurais plus le privilège de ramasser quelques mûres glanées ici ou là, plus la possibilité de m’arrêter pisser là où cela me chante, plus le l'honneur d’hurler après ces automobilistes qui passent vraiment trop près. Terminer également les douches chaudes après une sortie hivernale, le massage au camphre et huiles essentielles. Fini aussi les longues heures de nettoyage et réglage de ma machine.



Et oui le vélo c’est un peu tout çà. Nos sens sont en éveil. Je veux le rester moi, en éveil, tant que mes jambes et ma tête me le permettront. Je ne souhaite pas vivre ces expériences virtuelles qui conduisent au néant. Du plus profond de mon être, j’espère pouvoir faire réagir. La vie ce n’est pas simplement respirer, c’est beaucoup d’autre chose, mais certainement pas une série de clic sur ordinateur.

dimanche 28 mai 2017

Randonneuse Barra

Une bien jolie randonneuse, actuellement en vente. Une nouvelle fois, juste pour le plaisir des yeux. Une magnifique machine des années 1950, mise en scène par un talentueux photographe.