vendredi 21 juillet 2017
vendredi 14 juillet 2017
jeudi 6 juillet 2017
Le vélo et les vacances
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| Une de couverture du journal illustré pour la jeunesse "Albert" |
Je ne trahirais aucun secret en vous disant que l'été est vraiment là.
Il est présent sur le calendrier grégorien depuis le 21 juin déjà, mais il est également présent dans nos têtes depuis bien plus longtemps.
Cette saison un peu particulière nous conditionne pour une toute autre vie et nous entraîne ailleurs. Cet ailleurs qui nous déconnecte de notre folle vie quotidienne et du toujours pressé et toujours plus vite.
Mais cette trêve n'est pas forcément synonyme pour tous d'un changement d'environnement géographique, soit par choix, soit par manque de moyen. C'est une phase de quiétude où le temps ne compte plus, où les contraintes sont réduites. Un temps à soi, pour soi, mais pour les autres aussi.
Ce n'est pas forcément la meilleure période pour s'adonner à de grandes sorties en vélo, à moins d'être un matinal et d'accomplir dans cette presque fraîcheur une ballade de quelques heures, avant même de subir ce soleil ardent et puissant. C'est sans doute la partie de l'année où les médias se font le plus, l'écho du vélo. Le mois de juillet, c'est le mois du cycliste qui arpente nos belles régions et nos belles routes. Acclamés par un public qui ne faiblit pas, nos coureurs du Tour de France tracent la route, dans le sillon des légendes, dans un panorama à couper le souffle parfois. Portés par des encouragements de bord de route, par des applaudissements fournis, ces surhommes vont une nouvelle fois faire rêver toute une génération.
De nombreux articles de presse indiquent que la bicyclette était le nouveau sport chic et snob. La tendance….., mais le vélo a toujours été de ces sports là. On a l'impression que certaines personnes découvrent, comme si ces gens avaient habités, avant, une autre planète. Je suis un peu sévère, car cet élitisme ne me séduit pas forcément. Le vélo est pour moi, une activité populaire, où toutes les couches sociales doivent se retrouver. Peu importe l'habit, l'essentiel est tout autre. Dans le goût de l'effort, la patience, le partage et la curiosité par exemple.
L'été est donc aussi le moment de faire le tour de soi, en mode introspection. Un bilan de ses réussites et échecs. Penser aux projets à venir. S'ennuyer un peu et rêver. Regarder le monde qui nous entoure, ces enfants qui font leurs premiers tours de roues sur une draisienne, ces couples, hommes et femmes seuls qui viennent sur notre territoire chargés de sacoches et invitant ainsi à parcourir notre belle France.
C'est également un temps pour s'accorder une pause lecture, avec nos revues cyclistes préférées ou bien la relecture d’un livre de Dino Buzzati, “sur le Giro 1949" aux éditions So Lonely.
Vous l'aurez compris, durant l'été , le vélo est sans doute le seul à ne pas être en vacances.
mardi 4 juillet 2017
Pour quelques grammes de moins
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| Photographie des cycles Grand Bois |
J'ai eu la chance de pouvoir être présent à Ambert au cours de ce formidable concours de machines. J'ai eu le temps également de pouvoir regarder ces belles randonneuses sous tous les angles.
Elles sont certes, toutes différentes, mais ont parfois des traits communs. Sans se donner le mot j'imagine, quelques randonneuses ont vu certains composants se transformer sous les mains habiles d'orfèvres.
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| Photographie des cycles Grand Bois |
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| Photographie des cycles Grand Bois |
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| Photographie des cycles Grand Bois |
Est-ce pour laisser passer l'air et la lumière que certaines pièces ont ainsi été percées et ajourées ? A moins que cela ne soit la tendance du moment ? Puisque le concours de machines porte également sur le poids total, il était astucieux et tentant d'alléger ici ou là. J'ai ainsi pu voir que des supports de patins de freins avaient été harmonieusement percés, que la fameuse sonnette avait également été transformée. Et que dire aussi de ces moyeux grandes flasques ou de cette ancienne manette de dérailleur le Simplex habilement trouée. Que dire encore des plateaux Compass percés dans le plus pur esprit des anciens Stronglight ou bien encore ce beau plateau chromé des cycles grand bois. Ces derniers qui ont d'ailleurs fait les frais de cette cure d'amaigrissement puisque le dérailleur arrière n'a pas résisté aux assauts de l'épreuve de gravel.
Mais un concours, c'est bien sûr une prise de risque, qui ce mesure à la résistance ou la casse de tel ou tel composant. Les contraintes physiques sont réelles. Je pense également que les artisans on voulu fabriquer de belles randonneuses. Cette petite touche supplémentaire qui peut aussi faire la différence. Car qui a dit qu'un vélo devait être aux antipodes de ces considérations esthétiques.
Une fois encore, le plaisir des yeux compte. Je vous laisse donc admirer ces pièces qui pourraient presque faire partie d'une collection d'objets d'art
lundi 3 juillet 2017
Les résultats du concours de machines 2017
Venir à Ambert durant les 30 juin, 1er et 2 juillet, c’était un peu faire un voyage aux quatre coins du monde.
Pour cette seconde édition du concours de machines, le Livradois a accueilli des artisans de France et d’ailleurs. J’y suis allé en quête de belles machines et je n’ai pas été déçu. Même si dès mon arrivée j’avais mes préférences, je dois avouer que tous les compétiteurs ont une nouvelle fois joués le jeu. Celui du classicisme pour certains, de l’ingéniosité pour d’autres. Jamais d’extravagance. Nous étions à mes yeux dans une sobriété heureuse.
Je ne vous ferai pas le détail de toutes les machines, car je laisse ce travail aux organisateurs, les cycles victoire et le magazine 200. Ne m’en veuillez pas.
Aux termes de cette aventure, les membres du jury ont sélectionné les trois gagnants suivants :
1 - Pech Tregon cycles
2 - JP Weigle
3 - Cyfac bicycle
Il y a eu également des prix spéciaux, comme celui de la randonneuse la plus légère attribué à Peter Weigle avec ses 9,1 kilos. Le prix de la randonneuse la plus élégante avec des finitions extrêmement soignées, qui a été attribué aux cycles grand bois. Le prix de l’innovation qui a été attribué à Cyfac Bicycle. Le prix du public attribué à Cyfac bicycle et le prix du jury à vagabonde cycle.
J’ai réellement apprécié cette journée. Une belle proximité avec des artisans attachants, porteurs d’un savoir faire exemplaire et porteurs d’espoir également pour cette belle profession. Un vélo, n’est pas seulement un moyen de se déplacer, c’est aussi du rêve. Un rêve que nous avons tous dans un coin de notre tête. Un rêve qui devient réalité quand on voit toutes les combinaisons possibles, entre le carbone, l’acier, l’inox, le bambou et le cuir.
Alors oui j’ai aimé cette deuxième édition du concours de machines. Avec un nombre plus élevé de participants, j’ai une nouvelle fois été transporté. Ma venue à Ambert, c’était un petit morceau de Slovaquie, de Suède ou de Japon qui venait jusqu’à moi. Ce concours n’a pas menti, il a réussi l’exploit de me faire voyager ; d’aller à la rencontre de l’autre, malgré parfois la barrière de la langue. Mais ce langage cycliste n’a pas de frontières, il est universel. Il est d’une grande puissance, puisqu’il permet de se réunir autour d’un seul et même thème.
Merci pour cet événement, merci pour ces belles randonneuses, merci pour ces belles personnes rencontrées et ces beaux échanges qui resteront très lontemps dans ma mémoire.
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